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Rapport sur le développement dans le monde 1993 : investir dans la santé : Rapport sur le développement dans le monde, 1993 : investir dans la santé (français)

Seizième de la série annuelle, ce rapport examine les interactions entre santé humaine, politique de santé et développement économique. Puisqu’être en bonne santé augmente la productivité économique des individus et le taux de croissance économique des pays, l’investissement dans la santé constitue donc un moyen d’accélérer le développement. Plus important encore, la santé constitue un objectif en soi. Les quarante dernières années ont vu l’espérance de vie augmenter dans le monde en développement et la mortalité infantile diminuer, parfois même de manière spectaculaire. Mais ce progrès n’est qu’une facette de la réalité. Le nombre de décès dus aux maladies infantiles et tropicales reste élevé, alors même que de nouveaux problèmes – notamment le SIDA et les maladies touchant les populations âgées – font leur apparition. Tous les pays sont confrontés aux problèmes de contrôle des dépenses de santé et d’accessibilité de l’ensemble de la population aux soins de santé. Ce rapport examine les questions prêtant à controverse concernant les soins de santé et les politiques de santé. Ses conclusions reposent en grande partie sur une recherche innovatrice, notamment l’estimation du fardeau mondial des maladies et le rapport coût-efficacité des interventions. Ces évaluations peuvent aider à établir des priorités en matière de dépenses pour la santé. Le rapport préconise, à l’intention des gouvernements de pays en développement ainsi que d’anciens pays socialistes, une approche à trois angles d’attaque concernant les politiques de santé. Il s’agit tout d’abord de mettre en place un environnement économique qui permette aux ménages d’améliorer eux-mêmes leur santé, Il est essentiel de poursuivre une politique de croissance économique qui assure des gains de revenus aux pauvres. Il faut de même investir davantage dans la scolarisation, en particulier des filles. Il s’agit ensuite de redistribuer les dépenses publiques de santé en faveur d’activités à meilleur rapport coût-efficacité, comme les vaccinations, les programmes de lutte contre les carences en micronutriments, et de contrôle et traitement des maladies infectieuses, plutôt que pour financer des soins spécialisés. L’adoption des trains de réformes de santé publiques et des soins cliniques essentiels décrits dans le rapport devrait permettre aux pays en développement de réduire de 25 % le fardeau des maladies. Il s’agit enfin de promouvoir une diversité et une concurrence accrues dans la fourniture des services de santé, en décentralisant les services publics, en encourageant des pratiques de passation de marchés concurrentielles, en renforçant la participation d’organisations non gouvernementales et autres organismes privés et en réglementant les marchés de l’assurance. Ces réformes pourraient permettre à de nombreuses personnes, en particulier au plus d’un milliard de pauvres dans le monde entier, de mener une vie plus longue, plus saine et plus productive. Comme les précédentes éditions, ce rapport comprend les Indicateurs du développement dans le monde qui présentent des données complètes et actualisées sur le développement social et économique dans plus de 200 pays et territoires.

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